Les différentes phases du sommeil

Il y a quelques jours s’est déroulée la 17e journée du sommeil. C’est l’occasion pour l’Institut National du Sommeil et de la Vigilance (INSV) de sensibiliser le public sur les troubles associés, un site web informatif a été crée pour accompagner ces actions de communication, le Village Sommeil.

Pour mieux comprendre comment se déroule une nuit de repos, voici quelques explications sur son déroulement. Le sommeil comporte différentes phases qui forment un cycle, d’une durée de 1h30 à deux heures pour un total entre quatre et six cycles, entre sommeil léger, profond et paradoxal.

La somnolence

Ce sont d’abord les signes de fatigue (bâillement, yeux qui piquent, ..), c’est le moment d’aller se coucher !

Le sommeil lent léger

Le corps se relâche, on navigue durant des moments très courts entre sommeil et éveil.

Le sommeil lent profond

C’est durant ce moment que le corps se repose et récupère le mieux, l’activité du cerveau est réduite et la pression artérielle stable.

Le sommeil paradoxal

C’est le dernier stade du cycle qui occupe environ 25% de la durée de la nuit de repos. Nous nous souvenons des rêves qui se produisent durant ces moments, la respiration et le rythme cardiaque sont irréguliers et les yeux peuvent entrer dans une activité de mouvements rapides.

Sommeil : attention aux somnifères

Insomnies et micro-réveils, syndromes des jambes sans repos ou d’apnée du sommeil, ce sont près d’un tier des français qui déclarent souffrir d’un mauvais sommeil, en particulier les personnes âgées de 45 à 65 ans et plus. C’est un problème de santé publique important, les médecins généralistes sont souvent consultés pour ces troubles car au delà de l’inconfort, une insomnie récurrente augmente les risques liés au diabète, entraine des problèmes d’attention et de concentration au travail ou sur la route et peuvent déboucher sur une dépression. C’est la qualité de vie de manière générale qui en est affectée.

De plus, la durée de repos a réduit durant le dernier siècle au point de devenir aujourd’hui insuffisante pour récupérer 100% de nos capacités physiques et mentales. Pour les plus jeunes, le sommeil est indispensable à la croissance mais aussi à l’apprentissage et au bon fonctionnement du système immunitaire. Comme nous l’avons vu dans un précédent article, bien étudier c’est aussi bien dormir.

Pour lutter contre ces troubles nocturnes, la médecine répond essentiellement par la prise de somnifères qui s’appuient sur les benzodiazépines et dérivés et ce n’est pas sans conséquences. En effet, il est prouvé qu’une utilisation régulière et prolongée de somnifères accroit les risques de développer la maladie d’Alzheimer, sachant que plus d’un tiers des personnes âgées en consomment.

Pourtant, les alternatives à la chimie existent à commencer par une bonne hygiène de vie : activité physique quotidienne, alimentation saine et légère le soir, éviter café ou thé, tabac, alcool et boissons énergisantes après 18h00 et essayer de garder un horaire fixe pour aller se coucher. S’équiper d’un matelas adapté, plutôt ferme (futon ou à mémoire de forme), est également une façon non négligeable d’améliorer la qualité de son sommeil.

Il existe du côté de la médecine dite douce ou naturelle des réponses efficaces aux troubles du sommeil : la pratique du Yoga ou du Tai Chi Chuan, des séances de sophrologie, de psychanalyse ou encore le recours aux huiles essentielles.

L’aromathérapie contre l’insomnie

Il existe plusieurs huiles essentielles qui, combinées, favorise l’endormissement, on parle de synergie. Préparer un mélange de 1 dose de marjolaine à coquille, 1 dose de lavande fine, 1 dose de mandarine et 3 doses de noisette (1 dose = 1 goute ou 1 ml suivant le besoin). Appliquer quatre ou cinq goutes sur le plexus solaire en massant doucement une demi heure avant d’aller se coucher.

On peut enfin assister à des conférences comme celles de Clémence Peix Lavallée qui est sophrologue spécialisée dans le stress, l’équilibre et le sommeil et qui propose des solutions sans faire appel aux médicaments.